D’Afrique aux Amériques: Mon retour sur l’exposition au MBAM

 PHOTO: FRÉDÉRICK FADDOUL

PHOTO: FRÉDÉRICK FADDOUL

Il y a quelques semaines, je me suis rendue au Musée des Beaux-Arts de Montréal, dans le but de découvrir l’exposition d’Afrique aux Amériques. J’avais aussi très hâte d’explorer l’installation érigée par The Woman Power, Les Vraies Demoiselles d’Avignon, un espace interactif et créatif centré autour de l’exposition.

Habituellement, je n’ai besoin que de quelques jours après un événement culturel pour m’imprégner de l’oeuvre, me faire une tête et transmettre mes pensées par écrit. Or, cette fois-ci, devant la grandeur de ce projet et devant la symbolique qu’il représente, je n’ai eu d’autre choix que de prendre quelques pas de recul. Une leçon d’humilité. Un wake up call.

Dès mon entrée dans l’espace, ça m’a frappé de plein fouet. Le Musée nous appartient, c’est bien plus qu’une phrase accrocheuse. Je me suis sentie fière d’appartenir à une génération, à un mouvement, qui non seulement prend le taureau par les cornes en créant ses propres plateformes, mais qui fait également sa place dans les institutions jusqu’ici inaccessibles.

Ce constat m’habite depuis et bien qu’il me remplisse de joie et d’espoir, il m’arrive aussi d’être prise de vertiges. Cet inconfort, c’est celui qui accompagne les barrières qui étaient autour de nous pendant si longtemps, et qui s’affaiblissent une à une, avant de tomber pour de bon.

Ce déséquilibre, c’est la sensation de l’oxygène qui envahit chacune de nos cellules et qui nourrit et ravive notre créativité. Cette bouffée d’air frais venue nous dire qu’il n’y a désormais plus de limites.

Ce vertige, c’est le signe que le temps est venu de se responsabiliser face à notre art, nos valeurs, nos projets. Face à nous-mêmes. Ce vertige, c’est un appel à tous.

 

Écris ces lignes.

Expose tes photos.

Release ton mixtape

Put on your dancing shoes.

Spit those rhymes.

Speak your mind.

 

C’est ça le time.




Rédactrice: Josiane Ménard, rédactrice 

*Les propos n’engagent que l’auteure*